Episode 46 – Les éléphants du Mondulkiri

Après notre petite pause dans la station balnéaire de Kep, nous enchainons vers l’est du Cambodge pour aller dans la région du Mondulkiri, plus précisément dans le petit village de Sen Monorom, avec comme objectif de voir des éléphants !

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On embarque dans un premier bus pour rejoindre Phom Penh en 4 heures. Renaud et Marion nous abandonnent car ils doivent essayer de récupérer leur passeport qu’ils avaient laissé dans une agence pour obtenir les visas vietnamiens et chinois. De notre côté, on décide de continuer vers Sen Monorom le jour même vu que Phnom Penh n’est pas la ville qu’on avait préféré au Cambodge (voir l’épisode 43).

On se fait entubées comme des novices par un chauffeur de tuk tuk qui nous vend un ticket de bus à 15 dollars au lieu de 11. C’est vraiment épuisant au Cambodge, on se fait arnaquer tout le temps alors qu’on essaye de négocier et de faire attention pourtant. Mais bon, ça fait partie des aléas du voyage dirons-nous donc tant pis.

On prend un mini bus avec air conditionné car moi, je n’en peux plus de leurs transports pourris. Le véhicule n’est pas trop mal même si on passe les 6 heures du trajet avec une poulet qui fait « Kot Kot » juste à côté de nous… Enfin, quand je dis 6 heures, c’est pas vraiment correct car la dernière heure on entendra plus la poule :/ je crois que la pauvre bête n’aura pas survécu au trajet. Il faut dire que c’est mouvementé puisque le chauffeur roule comme un taré. En plus, il y a des gros orages quand on arrive, donc je suis moyennement rassurée. On arrive en pleine coupure d’électricité mais heureusement on échappe à la grosse pluie.

La dame de notre auberge vient nous chercher et donc, après une journée ultra longue, on se pose enfin dans notre petit bungalow : Tree Lodge Cambodia.

Le lendemain, Maïté enchaîne sur une journée moto mais moi, je préfère attendre Marion et Renaud à l’auberge et profiter de la vue sur la jungle en lisant un petit bouquin dans mon hamac.

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Le projet Mondulkiri

Le projet est assez récent puisqu’il a été lancé en Octobre 2013. Les 3 buts principaux du projet sont :

  • la conservation de la forêt ;
  • créer un sanctuaire d’éléphants ;
  • aider les populations indigènes qui vivent dans la forêt.

Nous avons payé 70 USD pour deux jours et une grande partie de cet argent revient au projet. Pour plus d’informations, voici le lien de leur site internet : Mondulkiri Project

Première journée : les éléphants

La première journée est assez relax puisqu’on marche très peu, on joue un peu avec les éléphants en leur faisant des doudouces et leur donnant des bananes. L’après-midi, il y a moyen de laver un des éléphants dans la rivière. Moi, je fais l’impasse vu que :

  1. J’ai moyennement envie d’aller dans l’eau sale de l’éléphant (il faut savoir que l’éléphant se couvre de terre à longueur de journée) ;
  2. J’ai encore moins envie d’aller dans l’eau quand je réalise qu’il fait ses besoins dans l’eau pendant que les gens le lave :) ;
  3. Ma peau est déjà suffisamment amochée depuis Koh rong avec toutes mes piqûres donc je préfère lui épargner ce petit mélange, bain de boue/crottes d’éléphant en plus 😉 .

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L’après-midi se passe tranquillement et on retourne au logement vers 16h30. Heureusement qu’on est un bon groupe et qu’on papote car il n’y a pas grand-chose à faire dans la jungle en soirée. Nous sommes avec 3 suisses, deux allemandes et une canadienne. Le repas servi est délicieux et à 20 heures, il est déjà temps d’aller au lit… enfin, quand je dis au lit, je veux dire « au hamac ».

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C’est assez comique parce que ce sont des hamacs avec moustiquaires donc on a l’impression de dormir dans un petit cocon. Au début il fait super chaud donc on arrive pas trop à dormir, surtout qu’il est 20 heures et qu’on est pas franchement épuisés de la journée. Et après par contre, il fera GLACIAL !! Super humide et c’est très difficile de s’enrouler dans la couverture puisqu’au moindre mouvement, ça fait bouger le hamac et donc on réveille les copains d’à côté vu qu’on dort tous les uns contre les autres.

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La nuit sera loooongue pour tout le monde… mais au petit déjeuner, on a la bonne surprise d’avoir des pancakes au Nutella et avec bananes ! oui, rien que ça :) Le soleil sort rapidement donc tout le monde se réchauffe et on oublie vite la mauvaise nuit.

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Deuxième journée : le trek

Cette deuxième journée de trek est beaucoup plus « sportive » puisqu’on a une quinzaine de kilomètres à faire dans la jungle et il fait TRES TRES chaud ! En plus, ça monte et ça descend tout le temps donc on a bien le temps de transpirer :) C’est pas super facile car on doit traverser des petites rivières avec des cailloux super glissants et des petits ponts de fortunes. Mais personne ne tombe à l’eau et nous rentrons donc sagement au petit village de ?? (j’ai oublié le nom) pour attendre le pick up qui doit nous ramener à Sen Monorom.

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Nous revenons dans notre petit bungalow de l’auberge Tree Lodge. La nuit ne sera pas vraiment meilleure que celle en hamac car on a un gecko coincé entre deux planches de bois qui nous sert son cri strident toutes les demi heures !!! (#enviesdemeurtre !!)

Les adieux

Dès le lendemain matin, Maïté fait son sac et nous quitte car elle continue vers le Ratanakiri. Marion, Renaud et moi passons une dernière journée ensemble à Sen Monorom et on se sépare le lendemain. Gros déchirement évidemment après ces 3 semaines passées à voyager. Ils continuent la route vers le Vietnam alors que moi, je vais à Kratie pour rejoindre le Laos le jour suivant.

Transfert vers Kratie : mini bus pourri !!

Et pas de chance pour moi, le trajet en mini bus vers Kratie va être horrible : 5 heures dans un mini bus puant (mais vraiment vraiment sale) entassés à 4 à l’arrière dont deux allemandes d’1m85 chacune et un local qui n’arrête pas de s’endormir sur moi. Mais quand je dis, s’endormir, c’est vraiment il est AFFALE sur moi. Il fait 40 degrés dans le mini bus, on est tous collants de sueur, j’ai pas besoin d’avoir en plus, un poids mort collé à moi. Je le réveille à peu près 10 fois pour le remettre « de son côté » du siège mais rien n’y fait, il est agglutiné sur moi.

Heureusement après 3 heures, le chauffeur décide de le changer de place et je récupère un autre touriste à la place avec qui je peux papoter. Le mini bus est bourré à craquer, on est 43 dans un véhicule prévu pour 18 personnes ! Et en plus de ça, il charge deux motos. Le coffre est ouvert et les gens sont assis à l’extérieur sur les motos attachées avec deux bouts de ficelle au mini bus. Tout est tellement serré que les gens doivent entrer et sortir par les fenêtres. Moi, comme je suis assise au milieu, je n’aurai même pas l’occasion de sortir faire pipi ou acheter à manger. Heureusement ce n’est que 5 heures…

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Quand j’arrive à Kratie, vraiment je n’en peux plus… Je craque nerveusement, j’en ai marre de la saleté, des odeurs, des gens collés les uns aux autres, de la centaine de piqûres de moustiques que j’ai sur tout le corps, des arnaques des cambodgiens, de la nourriture tout le temps la même…Bref, je me prends une chambre seule et je reste enfermée l’après-midi seule sur mon grand lit double sous le ventilateur…

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C’est très beau le Cambodge, tout ce que vous voulez mais c’est juste ÉPUISANT. Ou alors, c’est l’accumulation des 7 mois de voyage, je ne sais mais en tous cas, à ce moment précis, j’ai besoin d’un break. Et ça tombe bien car je me dirige vers les 4.000 îles au Laos, un petit coin de paradis au bord du Mékong :) En attendant, l’épisode sur mes débuts au Laos, voici le lien de l’article de Marion et Renaud avec toutes les photos de notre escapade dans la jungle. Ma connexion internet au Laos est trop pourrie donc je ne peux pas charger l’album photo pour l’instant :

Les Photos

A venir bientôt…

Une réflexion au sujet de « Episode 46 – Les éléphants du Mondulkiri »

  1. Laura

    Salut Katia,
    Je comprends ta décision de ne pas prendre un bain avec les elephants. J’en aurais fait autant.
    A ton retour, Je crois que tu ne pourras plus voir un bus en peinture :-)
    A bientôt
    Laura

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