Episode 21 – La croisière s’amuse…aux Galapagos !

Petit rappel géographie

Les îles Galapagos font partie de l’Equateur et elles sont situées à 1.000 Km des côtes équatoriennes. Elles sont composées de 13 îles principales.

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Ce qui rend ces îles si spéciales c’est qu’elles sont hébergent toutes sortes d’animaux qui n’ont pas peur des humains : tortues géantes, otaries, pingouins, iguanes, fous à pattes bleues..
La majorité des îles est englobée dans un parc national et seulement 4 ont des habitants. Les autres ne peuvent se visiter que via des croisières ou des excursions accompagnées de guide. Du coup, la manière la plus facile de les visiter c’est en faisant une croisière avec un guide naturaliste.

Ne pas toucher les animaux

DSC07117Quand on voit ces petites bouilles là, c’est dur de résister mais je me suis renseignée et c’est vraiment interdit de reprendre un bébé otarie dans son sac à dos… Oui, même s’ils en ont plein, il parait qu’ils doivent tous rester là…Pfff, même pas drôle ! Sinon, blague à part, c’est totalement interdit de toucher les animaux… Même s’ils viennent vers vous avec l’envie de jouer, c’est à vous de vous reculer. Et franchement c’est pas facile car c’est TRES TRES tentant de faire une gratouille sur le bidou d’un petit iguane ou sur la tête d’une otarie entrain de bronzer sur le banc à coté de vous. Mais bon, les règles, c’est les règles donc : DON’T TOUCH !!

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Comment arriver aux Galapagos ?

Il y a deux aéroports qui desservent ces iles : Quito et Guayaquil. Le prix varie légèrement entre les deux aéroports mais au final, il faut compter entre 400 et 450 USD (entre 310 et 350 EUR) pour un aller-retour en pleine saison. Il y a 3 compagnies qui offrent le service : LAN, TAM et Avianca. Le dernier étant un low cost sud américain, peut vous offrir des tarifs un peu plus avantageux en période creuse (environ 150 USD ou 115 EUR pour un aller simple).
Il y a deux endroits où atterrir : l’ile de Baltra et l’ile de San Cristobal. Réfléchissez bien à votre itinéraire avant de réserver vos vols car les déplacements entre les iles se font par bateau taxi et je peux vous dire que c’est pas de tout repos. Mais ça, on y reviendra plus tard…
À refaire, voici comment je ferai : Guayaquil – Baltra, une petite croisière entre 6 et 8 jours, visite de l’ile Isabela. Quelques jours sur San Cristobal et puis un vol San Cristobal – Guayaquil.

Me voilà donc le 18 octobre à l’aéroport de Guayaquil complètement excitée à attendre mon vol pour la petite île de Baltra. Avant de pouvoir enregistrer votre bagage, il y a une taxe de 10 USD (+/- 7,80 EUR) à payer et vous devez faire inspecter votre bagage. Il est bien sur interdit d’importer des fruits, légumes ou des graines, vu que l’île est très protégée et contient de nombreuses espèces des plantes et d’animaux endémiques, pas question d’introduire quoique ce soit de nouveau.

Après avoir payé les 10 dollars et fait sceller votre sac vous pouvez faire le « check in » au comptoir et passer tous les autres contrôles de sécurité. Où on revérifie encore une fois le bagage à main (au cas où les collègues auraient mal fait leur travail ?!). Le vol est assez court +/- 2 heures donc je ne dors pas et je lis mon guide pour voir tout ce que je vais pouvoir faire ces 3 prochaines semaines.

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À peine arrivée à l’aéroport, je rencontre deux kiwis (non, pas les fruits bien sûr, mais des habitants de Nouvelle Zélande), Tabitha et Mike, tout aussi excités que moi d’arriver sur ces îles paradisiaques. On commence à papoter, on se rend compte qu’on a les mêmes plans, du coup, on décide de faire un bout de chemin ensemble. Chouette des nouveaux amis :)

Là, on essaye de récupérer nos bagages et il faut savoir que ce n’est pas comme dans tous les aéroports où tu regardes les bagages défiler sur un tapis roulant en espérant que le tien va apparaître bientôt… Non, non, non, tous les bagages sont alignés au sol avec interdiction de les prendre et ils sont « inspectés » par un chien policier accompagné de militaires armés… GLOUPS. Silence de mort dans l’aéroport et tout le monde croise les doigts pour que le chien ne fasse pas une blague et aboie en reniflant votre sac… Après ce petit cérémonial assez particulier, tout le monde récupère son sac et peut aller payer la taxe d’arrivée pour la modique somme de 100 USD (+/- 80 EUR). Ah ben oui, c’est cher les Galápagos ! Il faut savoir que hors des 100 USD que vous payez, 60 dollars partent pour Quito (et donc l’Equateur) et 40 dollars restent aux Galápagos pour financer des projets comme la réintroduction de tortues géantes dans leur habitat naturel.

Comment rejoindre l’ile de Santa Cruz depuis Baltra?

Donc on atterrit sur la petite île de Baltra où il n’y a rien d’autre que l’aéroport et un ponton où commencent et terminent les croisières. De l’aéroport, il faut prendre un premier bus (gratuit) qui vous emmène à un embarcadère où vous devez prendre un ferry. Attention, ils utilisent vite le mot ferry parce qu’en fait, c’est un tout petit bateau, sans vitre où les bagages sont stockés sur le toit, sans être attachés (aaaarrrrrggggghhhhh ) et qui peut contenir +/- 25 personnes.

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Le transfert vers l’autre île dure environ 10 minutes et vous coûte 1 USD (+/- 0,80 EUR). Pensez à garder de la monnaie car pas question d’arriver tout fier avec votre billet de 20 Dollars.

Une fois arrivés sur l’ile de Santa Cruz, vous devez prendre un bus pendant 45 minutes qui vous emmènera de l’autre côté de l’île à Puerto Ayora. Donc après avoir atterri, il faut compter deux bonnes heures pour arriver vraiment dans « le centre ».

Au niveau des logements, je conseille vraiment l’auberge « Los Amigos », juste en face de l’office du tourisme dans la rue principale. Pour 12,50 USD (+/- 10 EUR) par personne par nuit, vous avez droit à une grande cuisine, des douches avec eau chaude et des chambres super propres. C’est le moins cher que nous ayons trouvé. Attention que nous sommes arrivés en basse saison, donc il était facile pour nous de négocier. En haute saison, ça doit tourner autour des 20 USD (+/- 15,50 EUR) par personne et par nuit.

Comment choisir une croisière et surtout : à quel prix ?!?

Nous avions choisi l’option de ne pas réserver de croisière sur internet car elles sont généralement beaucoup plus chères qu’en les achetant directement sur place. Nous comptions donc sur le fait d’être en basse saison et que nous étions 3 pour essayer de faire baisser les prix.
Alors comment ça marche en pratique ? Il y a pas mal d’agences à Puerto Ayora et il faut prendre le temps de faire le tour pour demander le prix. Attention, qu’il ne s’agit pas de rentrer dans une agence et dire « voilà, j’aimerais faire une croisière ». Non, il faut déjà savoir ce que vous voulez comme itinéraire et le nombre de jours que vous voulez passer en mer. Tous les bateaux ne font pas le même parcours et donc en fonction de ce que vous voulez voir et faire, il faudra prendre un itinéraire différent. Nous avons choisi de faire l’itinéraire « Ouest » c’est-à-dire contourner Isabela par la gauche pour revenir par le nord de Santa Cruz ensuite en incluant les îles de Rabida et de Seymour. Voir itinéraire jaune sur la carte ci-dessous.

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Cet itinéraire là, peut se faire en 8 nuits ou en 5 nuits, ce que nous avons choisi. Attention que le dernier jour n’en est jamais un car il se termine à 9 heures du matin à l’aéroport pour permettre aux gens qui sont venus uniquement pour faire une croisière de repartir directement. Donc même si on vous vend une croisière avec un dernier jour complet, sachez que ce n’est pas vrai. Tout le monde fait la même chose : excursion de 6 heures à 8 heures du matin et puis arrivée à l’aéroport à 9 h maximum pour les premiers décollages. Nous avons payé 885 USD (+/- 700 EUR) pour être sur le bateau Aida Maria. Ce qui n’est vraiment pas cher par rapport à ce que nous avions vu sur internet : +/- 2.500 EUR pour 8 jours sur ce même bateau.

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Il y a plusieurs types de bateau et différentes classes parmi ceux-ci. Il vaut mieux prendre un « petit » bateau de 16 personnes maximum plutôt que les énormes paquebots de 100 personnes. Nous étions à chaque fois uniquement 16 lors de chacune de nos visites. Les bateaux s’arrangent entre eux pour être en décalage. La moyenne d’âge est aussi beaucoup plus jeune sur les bateaux de 16 personnes que sur ceux de 100 (pour info, la population qui visite les Galápagos est assez âgée vu le prix de la destination).

La croisière

En ce mardi 21 octobre, nous voilà donc à bord du bateau pour notre première nuit sur le bateau. Nous faisons connaissance avec nos futurs camarades de voyage même si on connait déjà la moitié d’entre eux. Santa Cruz n’est pas bien grand et donc à force de se croiser dans les agences de voyage, on savait déjà tous plus ou moins quelle croisière on allait faire. Le petit groupe se compose de 4 français, 2 kiwis, 3 hollandais, 2 suisses, un allemand, un espagnol, une australienne et une belge. Sur les 15 personnes qui sont à bord, nous sommes 7 à voyager « seuls ». Je ne pensais pas rencontrer autant de backpackers aux Galápagos et pourtant, s’en est rempli.

Qui dit première nuit, dit premier repas. Et là, tout le monde est assez impatient / anxieux de savoir ce qu’on va avoir. Ben oui, faut bien admettre qu’on en a tous un peu marre du riz et des fèves… à la surprise générale, c’est DELICIEUX : nous avons eu droit toute la semaine à des repas variés et très très bons. Beaucoup de légumes (enfin !), des féculents différents du riz, des pancakes aux petit dejeuner, des céréales, des œufs. Jus de fruit frais avec chaque repas et entre les activités, des petits biscuits, chips et autres… à la fin, j’avais l’impression que c’était une croisière « Eat & Sleep » tellement on mangeait… Le côté « sleep » vient du fait que pour contrer le mal de mer, on a tous fait beaucoup de siestes et on allait dormir très tôt. Même si ce n’est pas un trop petit bateau, on sent quand même bien quand ça tangue et la mer était particulièrement agitée certains soirs. Je n’ai vomi qu’au 4ème soir, je suis assez fière vu que certains étaient déjà malades dès le premier soir… Les médicaments anti-mal de mer ont bien agi mais ce soir-là, on naviguait pendant plus de 10 heures, la mer était déchainée, on a du souper pendant qu’on naviguait et ça, ça a été fatal pour mon estomac. Je n’avais pas encore vraiment le pied marin dirons-nous.

La croisière a été magnifique et comme prévu les animaux étaient au rendez-vous : pingouins, otaries, iguanes, tortues, etc. Au programme, snorkeling le matin pour jouer avec les otaries et les tortues, et visite des îles l’après midi. On a aussi eu l’occasion de voir des requins autour du bateau et des bancs de dauphins. Moments magiques…

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Les animaux sont amusés par les humains et sont tout le temps en mode jouette. Comme cette otarie qui suit le bateau pour venir jouer avec nous.

Ile de San Cristobal

Après cette semaine de croisière, nous décidons de partir sur l’île de San Cristobal, le paradis des otaries. Elles sont partout ! Ils ont même construits des toboggans pour otaries dans la ville :)

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L’île d’Isabela

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Comment quitter les Galápagos ?

Après avoir dit au revoir à tout le monde, il était temps partir vers la prochaine destination : La Patagonie. J’étais bien sûr la seule à partir dans cette direction, c’est quand même à plus de 6.000 Km. Tous les gens que j’ai rencontrés, partaient en Colombie. Apparemment la Colombie, c’est THE PLACE TO BE cette année et si tu n’y vas pas, tu rates un peu ton tour du monde 😉 Tant pis, je prends le risque et je reste sur ma première idée : les glaciers, le froid et les pingouins.
Si comme moi, vous redécollez de Baltra, attention qu’il n’y a pas de bus tout le temps pour rejoindre l’aéroport. Ils arrêtent de rouler à 8 heures du matin. Je ne m’étais pas trop renseignée sur les horaires car je n’imaginais pas qu’ils ne roulaient que pendant une heure.  Du coup, quand je suis arrivée à la gare des bus à 9 heures, c’était désert. J’ai réussi à trouver un taxi et surtout un local pour partager les frais avec moi. Prix initial 18 Dollars et en « négociant », on a payé chacun 8 Dollars pour les 45 minutes qui nous séparaient du canal.

Au moment d’enregistrer votre bagage, vous devez présenter le papier de la taxe de 10 USD que vous avez payé à l’aéroport de Quito ou Guayaquil. Je n’avais AUCUNE idée qu’il fallait garder ce papier. J’avais bien fait attention de garder celui à 100 USD mais celui-là, ne sert à rien… Si vous ne l’avez plus, il faudra repayer les 10 USD. Après de longues recherches dans mon sac, j’ai réussi à retrouver le précieux papier de sortie. Je m’en étais servie comme marque page pendant tout le séjour et heureusement, je ne l’avais pas jeté. Par contre, je ne vous raconte pas le moment de solitude quand j’ai dû ouvrir mon énorme sac à dos devant tout le monde pour chercher le papier… Avec tous les gens qui, non seulement vous regarde mais en plus soupirent en disant « elle a pas préparé son papier, je suis sure qu’elle l’a perdu »…GGGRRRRRRRRRR…. On ne me l’avait pas dit d’abord !!!

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Gros bobo et mini moment de stress

Alors ne me demandez pas comme c’est arrivé mais je me suis blessée juste avant d’embarquer sur le bateau pour rejoindre l’aéroport. En essayant de mettre mon sac sur le toit du bateau, je me suis « luxée » le genou. En gros, ma rotule est sortie de son emplacement. J’ai eu une douleur foudroyante, je suis tombée dans les pommes et quand j’ai repris connaissance, il y avait la police et les secours autour de moi et tout le monde qui me parlait… Gros moment de panique quand on voyage seule comme ça, le temps de réaliser ce qu’il se passe. Au final, un des secouristes a dit « je sais ce qu’il faut faire », il a pris ma jambe, tourné et « crac » m’a « remis » la rotule en place, je ne vous raconte même pas la douleur !!! (et les pleurs qui ont suivis).

Après tout ça, on m’a mise dans le bateau, car les gens attendaient de pouvoir démarrer pour aller prendre leur avion et moi, j’ai continué en boitant… La méga poisse juste avant 20 jours de randonnée en Patagonie…Affaire à suivre…

Les Photos

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